Les charges incorporables et non incorporables : définitions et différences

comptabilité

Dans le cadre de la comptabilité générale, les charges y afférentes servent de base de calcul des coûts. Elles comportent à la fois les charges incorporables et celles non incorporables. Les charges incorporables et non incorporables sont des termes définis préalablement dans le PCG. Toutefois, elles se diffèrent sur certains points. L’analyse et l’intérêt de la distinction desdites charges permettent d’identifier objectivement tous les coûts et activités (de production, de service après-vente, de commercialisation…) supportés par chaque entreprise.

Définitions des charges incorporables

Généralement, les charges incorporables, également dénommées charges incorporées, sont définies au préalable dans le cadre de la comptabilité analytique et/ou générale pour pouvoir faciliter le calcul des coûts. Elles sont liées directement aux activités entrepreneuriales. Elles peuvent comprendre des charges enregistrées fictivement ou qui se déclinent à celles de la comptabilité générale. À l’instar des amortissements estimés à partir de la valeur de remplacement, la rémunération déterminée par convention des capitaux propres, des services extérieurs, des charges du personnel, des achats, des impôts…, sont également incluses dans le cadre des charges incorporables, classe 6 et 8 dans le PCG. Quant aux charges non incorporables, également dénommées charges exceptionnelles, elles ne sont pas prises en compte par le contrôleur de gestion étant donné qu’elles ne sont pas liées directement à l’activité. Elles ne sont pas supportées par l’entreprise. Elles comportent conventionnellement l’ensemble des charges non courantes, les charges courantes, comme les impôts sur les fractions des dotations aux amortissements excédant celles fiscales, les impositions sur les résultats, les dotations aux amortissements des immobilisations en non-valeurs, les charges relatives à la couverture d’un risque, les charges relatives à celles récupérables sur des tiers, et les charges courantes portant sur des exercices précédents. À l’instar des primes d’assurance, les taxes avancées liées aux compte des associées, les provisions pour litige,  les charges financières excédant un an, les charges exceptionnelles, les pertes et gaspillages, le vol, les surcoûts des sous activités…

Étapes de la détermination des charges incorporables 

Pour bien déterminer les charges incorporables, prévues dans la comptabilité (générale et/ou analytique), il faut tout d’abord détacher les charges non incorporables. Ensuite, les charges incorporables doivent être filtrées. Par la suite, il faudrait estimer les charges de substitution, calculer et dénombrer les différences d’incorporation (valeur réelle – valeur comptable) entre certaines charges, modifier et rectifier les charges incorporables. Lorsque la différence d’incorporation est jugée positive, celle-ci est en hausse. En revanche, lorsque la différence d’incorporation est dite négative, celle-ci diminue. Enfin, il faut joindre les charges supplétives et estimer le montant des charges incorporables. Dans la pratique, les charges incorporables comprennent les charges définies dans la catégorie 6 et 8 du PC, additionnées des charges supplétives et dont les charges non-incorporables seront soustraites.

Quelles sont les différentes catégories de charges incorporables ?

Les charges d’un produit, définies en classe 6 et 8 dans le cadre du PCG, sont de nature incorporable dans les coûts.

D’un côté, elles comprennent essentiellement 2 catégories : les charges directes et les charges indirectes. Les charges directes font référence aux éléments faisant partie intégrante des compositions nécessaires à la distribution-fabrication-approvisionnement d’un produit. À l’instar des emballages nécessaires aux fournitures, aux bois ou métaux nécessaires qui constituent les matières de base pour la fabrication, des charges du personnel (rémunération du personnel et les charges sociales). Les charges indirectes, par contre, comportent différents produits affectés à différents coûts. Leurs montants sont définis dans le PCG, tels que les charges du personnel administratif, les impôts, les assurances, la consommation en électricité, les dotations aux amortissements… De l’autre côté, les charges incorporables sont composées des charges supplétives et des différences d’incorporation, à l’exclusion des charges incorporables. Les charges supplétives font partie des charges incorporables, mais ne sont pas mentionnées dans le cadre de la comptabilité générale. Il existe 2 catégories de la sorte : la rémunération des capitaux propres (constitués des réserves, du report à nouveau et du capital social) et la rémunération de l’exploitant individuel. Celles-ci sont calculées à partir de la base du prix constaté sur le marché. Elles facilitent la vérification de l’égalité du résultat de la comptabilité analytique à celui de la comptabilité générale en fin d’exercice. En revanche, les différences d’incorporation sont comprises dans le cadre de la comptabilité analytique, comme la différence d’incorporation de l’amortissement d’usage.

Quelles sont les différences entre charges incorporables et non incorporables ?

Dans le cadre du Plan Comptable Général, il a été déterminé à l’avance la distinction les charges incorporables de celles non incorporables. En premier lieu, les critères de leur détermination sont établis en fonction de l’incorporation du coût avec l’appréciation du chef d’entreprise. Ce qui implique que ces dernières ne sont pas prises en compte dans le cadre du calcul des coûts. En second lieu, si les charges incorporables sont définitivement supportées par l’entreprise, les charges non-incorporables ne le sont pas. Et en dernier lieu, les charges non incorporables, qui sont inscrites dans la comptabilité générale, vont servir grandement dans la vérification de l’égalité ou non du résultat de la comptabilité générale a celui de la comptabilité analytique, et ce, en fin d’exercice.

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